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Article n°3 #: 5 moyens utiles pour laisser le rêve faire de vous un individu heureux

 Comme dans tous projets, il y a un temps de latence caractéristique de la lente et hésitante prise de conscience. Il aurait fallu être un ange pour résister totalement aux sirènes de l’industrie automobile, tant elles prétendaient avec vigueur détenir le Saint Graal de la liberté. L’homme (…) tout minimaliste soit-il, est ainsi constitué, qu’il est toujours attiré par le fruit défendu, et lorsque ce fruit a de surcroît prit le temps de mûrir à point, il se gorge de sucre lui donnant encore de nouveaux attraits.

« Trois saisons de réflexion, et nous voilà revenu d’Alsace au volant d’un magnifique Volkswagen-California T5 1998 Turbo Diesel Injection 174 chevaux allemand-rutilant !« 

Le choix du véhicule

« Un Combi-Volkswagen dans sa dernière version, le fantasme quatre étoiles du bourgeois néo-baroudeur. Quatre mètres carré de bonheur entièrement aménagés avec cuisine, quatre couchages et GPS intégré. Un véritable « must » pour le routard urbain. C’est notre voiture, notre passion, notre bijou, il va nous mener tout droit au paradis, c’est écrit dans la pub. Dans nos esprits, il est bien légitime de penser que quand on met l’argent qu’on n’a pas dans une machine, elle va s’efforcer de nous rendre la monnaie de notre pièce !« 

« (…)Notre future destination est donc trouvée d’office : l’Écosse. Cela correspond parfaitement à nos aspirations puisque nous cherchons à fuir la superficialité et l’ostentatoire ! »

Vous arrive-t-il de délirer ?

rêveur

«  (…)L’Écosse en été, là où les moutons vivent paisiblement dans les vertes vallées, ici encore, où coule la rivière tranquille et poissonneuse à foison. Robin pourra peut-être pêcher pour la première fois, peut-être qu’une truite ou qu’un saumon se tortillera au bout de l’hameçon choisi avec habilité par son père. Gonflé par la fierté, il parviendrait à remonter la bête avec ferveur. Un rayon de soleil jaillira à ce moment-là, se plantera dans les écailles encore ruisselantes, et nous éblouissant, nous délivrera un impérissable souvenir. Tout sera automatiquement enregistré dans les mémoires de tout le monde. »

Cela devient urgent, il faut passer à l’action et organiser tout cela. C’est du moins mon premier réflexe, mais je me reprends, une force extérieure me pousse à ne rien précipiter.

Une force qui me donne l’occasion d’ expérimenter la retenue, l’attente, la maîtrise des pulsions primaires.

Cette force (…) Le commun des mortels l’a baptisé d’un mot chargé de sens : La flemme. Je trouve personnellement ce terme très réducteur, il véhicule une connotation assez péjorative, et je trouve cela assez injuste. Pauvre mot, on lui fait endosser le caractère d’un vice alors qu’il sauve la vie miiiillions de gens !

(…) pourquoi nous encombrer de la planification ? Elle est bien superflue. La nature même de ce projet, ne procède-t-elle pas d’une volonté d’échapper à la rigueur imposée par la société d’aujourd’hui ?  Ce qui devient urgent alors, c’est de se débarrasser des incroyables lourdeurs logistiques liées aux préparatifs de vacances familiales. Je me réjouis à l’avance de pouvoir échapper à cette interminable liste de tracas qui ne trouvent souvent que des réponses en demies teintes. Tout ce qui touche aux réservations, aux versements des arrhes, les assurances annulation.

« Les voisins vont forcément nous parler des bonnes adresses internet pour nous renseigner : « Camping à l’etranger.com », « je voyage roots.com », « je suis plus malin que les autres.com », et le must des sites internet « le roublard en voyage.com » dont ils auront l’extrême générosité de nous communiquer l’adresse après coup, histoire de ne pas abattre tout le jeux en une fois. Selon eux, c’est « le » site, celui qui vous donne les informations dont nous aurons besoin, au bon moment, au prix et aux dates qui nous conviennent et qui nous livrera un « américano coffee to take away » dans la foulée.
J’y vois comme un signal: mon raisonnement est infaillible, on se débarrasse des lourdeurs logistiques, pas de « World Wide Méandres », parcourons rapidement le guide en diagonale et allons-y.
« 

« Adam désapprouve, pour pratiquer le minimalisme, il est un point à ne jamais oublier, un point sensible sur lequel le marketing fait souvent vibrer la corde, le talon d’Achille de l’homo-scientificus : la sécurité. Il n’est pas si facile de se défaire de certaines garanties :  Regardons au moins quelle direction prendre. « 

« (…) Je m’empresse donc sur Internet qui va me livrer sur un plateau la liste des sites dédiés aux réservations directes d’hôtel. J’espère simplement, à ce moment-là, pouvoir éviter d’y passer des heures. Mais, même en passant au tamis les premiers résultats à l’aide des 10 filtres proposés par le site, une pluie de propositions toutes plus merveilleuses les unes que les autres anéantit mon brushing. Deux cent lignes, uniquement sur la première page, et j’en dénombre cinquante de plus. Ça s’annonce plus lourd que prévu et la culpabilité se pointe à ma porte car je m’écarte de ma stratégie d’évitement de planification. » 

liste droit

Nous ferons une halte Londonienne.  « (…) Je clic, comme un mouton broute :  « ok » pour cet hôtel récent, situé en plein centre, à deux pas de la Tamise ! Je souhaite que ça soit exceptionnel pour nous, et les gens du marketing de chez Google aussi. Tout le monde est content. » (…) Départ prévu le 25 juillet, et aucun retour n’est programmé afin d’éviter les méandres logistiques des réservations et autres « joyeusetés ». Par « joyeusetés », j’entends au moins deux autres raisons plus implicites, la première pourrait se formuler ainsi : « S’il pleut trop, on rentre illico». Quant à la seconde, j’ai cru comprendre qu’on dit dans les milieux bien informés, qu’en évitant de faire des achats depuis la France, nous y gagnons au taux de change qui fluctue sans arrêt depuis le BREXIT. » 

Au dernier moment, contraint par l’espace restreint et par notre obsession minimaliste nous chargeons notre véhicule du strict nécessaire. Surtout ne nous encombrons pas de toutes ces choses inutiles qui remplissent habituellement nos vies. En une minute le petit réfrigérateur s’est rassasié de quelques courses appropriées :

  • bières : huit,
  • jus d’oranges : un,
  • steaks hachés : deux,
  • fruit et légume : zéro.

#Evite-mon-écueil : Prenez au moins des bananes. Et inversez le nombre d’ingrédients de cette liste.

Voici ce que nous avons pu embarquer à bord

« Le reste du nécessaire à apéritif remplit le placard du bas, sous l’évier. Des vêtements mais seulement pour cinq jours et par personne, ils ont « la wifi, l’Internet et des laves linges là-bas ». Inutile donc de se surcharger avec une valise puisque le Van, taillé pour l’aventure, est équipé d’un placard. Astucieusement agencé, il est disposé en colonne, assez profonde, qui s’ouvre par un angle grâce à des volets coulissants. Trois étagères, en fibre de carbone, ultras légères, complètent le tout. Même si les taquets en plastique qui les soutiennent, ne semblent pas garantir l’équilibre du dispositif, les shorts et autres T-shirts soigneusement pliés entrent à la perfection dans l’espace prévu, et calent le tout. À l’arrière, le large coffre de rangement est horizontalement séparé en deux par une plaque de bois épaisse. Dans la partie inférieure, nous logerons d’autres choses essentielles : une toile d’auvent, lancers et lignes de pêche, assortis de l’attirail adapté aux thons de deux cent livres, trois trottinettes pliables. Pour jouer, des raquettes en bois plein, une balle fluorescente qui ne se perdra pas. Et enfin, pour notre sécurité, un kit anti-crevaison, et une bouteille de gaz de rechange.
C’est plein.
 » C’est archi plein même

#Evite-mon-écueil : Ne soyez pas trop ambitieux. En pays où il pleut, peu de place aux jeux.

« Mais il reste de la place sur le hayon arrière qui supportera nos trois vélos. Je m’arrange avec Maslow et sa satanée pyramide : nous ne sommes plus dans les années cinquante et je suis convaincue qu’il aurait validé les trottinettes(…)« 

Les choses dont on se dit « on aurait pu me le dire avant ! » …

Une fois la bouteille de gaz en main, content de notre prise, nous l’installons pour essai.  Elle se cale parfaitement dans le compartiment en plastique étanche prévu à cet effet.  Il se ferme grâce à un couvercle vissable, et nous prémunit de toute fuite dans la cabine. La tuyauterie, solidaire du véhicule, se termine par un raccord fileté Allemand, afin d’y visser une lyre en caoutchouc, comprenez : un tuyau avec boulon, mais, français lui…le côté opposé de cette lyre française vient se visser au détendeur français, lui-même raccordé à la bouteille française.

#Evite-mon-écueil : Tous les raccords sont à négocier le jour de l’achat du véhicule. Pensez-y

Mais pourquoi tant de divagations sur la nationalité des tuyaux ?  Et bien, les filetages allemands et les vis françaises ne sont pas compatibles !  (…) Le détail dans le livre les néo-baroudeurs 🙂

Depuis j’avais freiné mes habitudes et stoppé toutes nouvelles initiatives jusqu’à ce que le temps du départ me rattrape enfin…

#Evite-mon-écueil : Restez calme : fermez vos yeux et écoutez votre souffle quelques instants. La méditation pleine conscience est à la mode, dommage de s’en priver. Je conseille l’application Zenfie, un pro !

CONCLUSION :

# Les 5 moyens utiles pour laisser le rêve faire de vous un individu heureux ?

  1. L’imagination travaille pour vous, accueillez là
  2. Méfiez vous de vos habitudes
  3. Si besoin, lâcher du leste, ce n’est pas grave
  4. Ecoutez les signaux, même les négatifs vous donnent le sens
  5. Fiez vous à votre travail amont, ne chercher pas plus loin

Allez voir mon article Bonus « Escale Anglaise » pour éviter d’autres écueils

Ici, je vous livre gratuitement, un document qui n’existe nulle part sur internet et qui vous fera gagner un temps hallucinant : 

Livret d’utilisation California T5

Traitement en cours…
http://neobaroudeur.com/wp-content/uploads/2020/06/3.1.1-UTILISATION-GENERALE.pdf

 

3 commentaires sur « Article n°3 #: 5 moyens utiles pour laisser le rêve faire de vous un individu heureux »

  1. Avec mon mari nous nous sommes reconnu dans ces articles ! Exactement la même expérience ! Merci pour ce blog qui nous a fait rire ! On en redemande !

     
  2. ORIGINAL ! C’est vrai qu’on a pas l’habitude de voir les choses sous cet angle là ! On voyage aussi en lisant ça ! Bravo Louise …

     

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